Nouvelles, choix professionnels, et lectures

Je suis en train de lire Éloge du carburateur de Matthew B. Crawford. Cette lecture me remue comme jamais dernièrement, m’interroge, me bouleverse. J’aime ces interrogations, je les trouve saines, je les accueille avec distance et curiosité sans les laisser m’angoisser.

Éloge du carburateur, c’est l’histoire d’un mec qui réfléchissait beaucoup derrière un bureau, qui gagnait beaucoup, mais qui n’était pas heureux dans sa vie professionnelle. Un jour, il a décidé d’ouvrir son atelier et de réparer des motos. C’est une réflexion très complète sur la distinction entre métier intellectuel et métier manuel et le fait de se réaliser dans son métier. Et puis d’abord, qu’est-ce que réparer des objets dans une société d’hyper-consommation où tout est jetable ?

Si seulement on me l’avait fait lire à 18 ans.

(Je ne dis pas que je regrette d’avoir fait de longues études, bien au contraire. j’adore le fait que mes études m’aient donné une large vision des sciences et de l’ingénierie. Mais j’aurais juste considéré les choses plus posément et sous un autre angle si j’avais lu ce livre. Pas sûr que ça m’aurait fait changer de voie, mais ça m’aurait apaisée.)

Dans un tout autre registre, je suis en train de lire H2G2, de Douglas Adams. J’espère que je n’apprends à personne l’existence de cette saga, mais si tel est le cas, jetez-vous dessus. C’est devenu en quelque minute mon livre de science-fiction préféré, mon livre absurde préféré. Qui ne prend pas le monde trop sérieusement mais qui le questionne quand même un peu, mine de rien.

Tout se passe bien dernièrement. J’écris beaucoup moins, mais je m’exprime autrement (musique, dessin), donc je suppose que ça va. Je reprendrai l’écriture avec plaisir lorsque je me sentirai prête – j’ai déjà une idée de nouvelle.

J’écrirai un peu de nouveau ici si j’en ai l’occasion. D’ici là portez-vous bien.

Arrêt momentané du blog

Ma vie a changé, mes priorités aussi, et aujourd’hui je ne souhaite plus passer autant de temps sur l’ordinateur qu’aujourd’hui… Je continuerai d’écrire, c’est certain, ça a toujours fait partie de moi et c’est ma passion depuis 15 ans… Mais je n’ai plus autant de temps qu’avant pour gérer ce blog, et je n’ai pas envie de faire les choses à moitié. En ce moment je teste beaucoup de choses, vous avez dû en voir passer certaines ici, je me cherche, et je continuerai à le faire, mais plus forcément sur les mêmes supports…

Je ne supprimerai pas ce blog, parce qu’il y a ici plus d’une centaine d’articles et que finalement ce n’est pas rien. Et ce blog fait aussi partie de moi, j’y ai consacré beaucoup de temps donc je souhaite qu’il en reste une trace. Je n’exclus pas non plus de reposter ici un jour, que ce soit à court ou long terme. Je préfère « fermer » ce blog pour que tout soit clair mais il est possible que quelques articles qui me prennent moins de temps, par exemple des photos, continuent de faire leur apparition par ici.

Je vous souhaite le meilleur et je vous remercie de m’avoir suivie, 174 abonnés ce n’est pas rien ! Je ne vous abandonne pas totalement, promis…

Ecrire… et un peu se révéler

Écrire et partager le résultat est finalement un geste très intime. Cela équivaut à partager un peu ce qui nous passe de plus fou par la tête. A sortir de sa zone de confort. C’est un exercice très intéressant…

On m’a déjà fait la réflexion que je paraissais mettre beaucoup de moi dans mes écrits. Et en effet, si aucun de mes écrits n’est autobiographique, je sème pourtant beaucoup de mon expérience personnelle dans mes histoires. Certains de mes personnages se retrouvent être un mélange de personnes que je connais. Des situations peuvent être dérivées de situations réelles, vécues ou entendues. Je crois que j’aime bien ça. L’écrit m’intéresse moins quand il est moins lié à l’humain.

PS. J’ai peu écrit ces derniers temps. Il faut vraiment que je m’y remette, ça me fait du bien pourtant… Pourquoi pas un petit défi pour m’y remettre en douceur sur un texte court ?

Mes dernières lectures – Lire ses classiques

Sans être convaincue outre mesure au premier abord mais poussée par ma mère, j’ai finalement lu Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë.

J’avais beaucoup apprécié Orgueil et Préjugés de Jane Austen, et je pensais me trouver en face d’un livre similaire. Quelle erreur ! Certes, les deux livres se passent à peu près à la même époque (1801 pour les Hauts, 40 à 50 ans plus tôt pour Orgueil et Préjugés), et traitent de l’amour entre les jeunes gens, mais le point de vue est radicalement différent, et le parti-pris opposé. Jane Austen dresse une critique subtile et acerbe de la société dans laquelle elle évolue, et elle aborde principalement les thèmes de l’argent, de la réputation, de la condition féminine, des relations humaines, de la nécessité de se marier. A ce titre, Orgueil et Préjugés est léger, drôle, moqueur, presque parodique.

Ce n’est pas le cas des Hauts de Hurlevent. Dans les Hauts, la mort, l’attachement, l’amour, la folie, l’abandon, le pouvoir, la paternité, l’espoir et la psychose jouent un rôle prépondérant, ce qui donne un résultat beaucoup plus sombre, presque dérangeant, et un tableau de la nature humaine beaucoup plus que d’une société en particulier. Incroyablement universel. On pourrait plonger dans le macabre, la fin est étonnamment calme et positive.

J’ai pris une grosse claque. Tellement qu’après avoir lu ça, j’ai eu du mal à choisir ma lecture suivante ; j’ai finalement choisi volontairement quelque chose de radicalement différent, le très bon Un homme effacé d’Alexandre Postel, que je considère un chef-d’œuvre de justesse et d’émotion. Si Orgueil et Préjugés est une critique de la société anglaise de la fin du XVIIIIe, Un homme effacé est certainement une critique de notre propre société.

Et vous, c’est quoi votre livre du moment ?

Les réseaux sociaux & moi

Et si on parlait un peu réseaux sociaux, aujourd’hui ?

Mon préféré : Pinterest. J’aime y regarder quelques jolies photos, et j’aime garder un tableau avec des idées pour mes futurs dessins. Son inconvénient serait que quand on se met à « liker » un certain type de photos, on retrouve toujours ce même type de photo partout sur notre page d’accueil, et ça ne favorise pas la diversité.

Celui que j’utilise le plus, personnellement : Facebook, pour garder contact avec mes amis qui sont loin, c’est assez pratique. Mais je n’aime pas y publier du contenu.

Celui que je trouve pratique pour suivre l’actualité : Twitter, surtout avec le système de recherche par hashtags.

Celui que j’aime le moins : Instagram. Pour moi c’est le repère des femmes avec un corps parfait qui font des selfies à la gym à 6h du mat’ alors que toi t’es en train de boulotter de la brioche, des photos d’intérieur magnifiques alors que toi t’as la flemme de faire la ménage alors le papier peint n’en parlons même pas, des photos de lieux de vacances paradisiaques alors que toi t’as eu en tout et pour tout 4 semaines de vacances depuis Noël (non, non, pas Noël dernier, celui de l’année d’avant). Depuis j’en suis venu à la conclusion que j’adorais ma vie mais que ma vie n’était pas très instagramable, et que mes soirées à m’éclater sur mon piano, ça rendait trop rien en photo. Je regarde parfois ces fameuses photos qui font rêver, mais toujours avec distance.

De toute façon, l’essentiel c’est de se rappeler que sur Internet, les gens partagent bien ce qu’ils veulent, et que du coup il ne vaut mieux pas envier la vie de gens inconnus. Peut-être qu’entre deux photos d’un intérieur épuré inspiration nordique et de vacances à Cannes, cette jeune femme gère une intense dépression ? Qui sait ce qui se cache réellement derrière les filtres ?

Des belles choses en voyage

J’aime les voyages.

Mais contrairement à beaucoup de personnes, il m’arrive souvent d’apprécier autant le trajet que la destination. Pas en voiture – j’ai toujours détesté la voiture -, mais en train ou en avion, définitivement, oui. J’aime le mouvement, le doux balancement du déplacement, l’ambiance qui règne, l’agitation des gares ou des aéroports, l’idée d’imaginer là où on va arriver.

2015-05-14 22.16.59Et que dire quand le vol, en plus, est à une très belle heure, celle où le soleil se couche, et qu’à la faveur d’une place près du hublot, on peut apercevoir un réel spectacle…